Sans aller dans le détail de cette rencontre, nous retiendrons que le premier acte est dominé par les locaux. Pourtant, la défense stadiste fait front et résiste plutôt bien à tous les assauts jusqu’à ce que sur une attaque classique, Yoann Huget ne commette le geste réflexe interdit et se fasse expulser 10 minutes. L’arbitre (excellent du reste durant tout le match - L’ŒIL le dit lorsque L’ŒIL le voit) ne pratique par la double peine, lui, mais accorde la pénalité qui se traduit après deux temps de jeu par l’essai collectif en force d’Alex Tulou. Benjamin Urdapilleta en réussite ajoute du coin la transformation et porte à dix points l’avance des siens.

Réduits à quatorze, les Toulousains répliquent alors, à la suite d’un exploit personnel d’Arthur Bonneval qui s’extirpe de la défense et perce sur trente mètres. Le ballon parvient, deux temps de jeu plus tard dans les mains de Luke Mc Alister qui parachève l’œuvre. Du coup à la mi-temps, l’écart de six points (conforté par Benjamin Urdapilleta) n’est pas rédhibitoire.

Il le devient dès l’entame de la seconde période lorsque sur une longue passe sautée, Julien Caminati n’a plus qu’à aplatir.  Il devient clair à cet instant, surtout dans les têtes toulousaines, que le résultat est acquis. Dès lors, les locaux vont chercher un bonus par un jeu d’équipe bien rôdé, les Toulousains opposent quelques actions individuelles qui aboutissent bien souvent à rendre le ballon à leurs hôtes et leur faciliter un peu plus les choses… D’où le score final qui sonne comme un outrage, mais sans grande signification. Les meilleurs ont gagné aujourd’hui, ils l’ont mérité, c’est très bien ainsi.

Alors, pour les supporters toulousains forcément  un peu déçus, que reste –t-il ?

Eh bien, il reste à chanter, comme d’habitude ! Ils pourront chanter par exemple comme Pierre Perret :
« 
Terminé c'est râpé c'est fini Charlie
- T'avais qu'à pas partir à la cambrousse
- J'aime pas la mousse.
Terminé c'est râpé c'est fini Charlie,
Moi je pars en vacances à La Rochelle
- On tire l'échelle » 
...

Ou peut être à la manière d’Hervé Vilard :
« Saint Denis,
c’est fini,
et dire que c’était la ville de mes premiers tambours,
Saint Denis,
c’est fini,
je ne crois pas que j’y retournerai un jour. » 

(ça, c’est pour les pessimistes).

Et les optimistes, alors, ils chantent quoi ? Eh bien je propose, pour honorer le départ de quelques gloires stadistes, à l’occasion du dernier match, avec Zebda de :
« rester motivés, motivés – il faut se motiver »
sans oublier de...
« mouiller la, mouiller,
mouiller la chemise –
mouiller la, mouiller –
mouiller la chemi-i-se 

et si possible cette fois :
« tous ensemble, tous ensemble »…

Signé L’ŒIL