Ce dernier, en fait, dans tous les angles et toutes les positions, capitalise la plupart de ses occasions, occasions qui se multiplient quand une équipe joue le plus clair du temps dans son camp, s’épuise à défendre et commet par-ci par là quelques fautes.

Alors que retenir ? Une première mi-temps de bonne qualité, un combat rude et équilibré, des buteurs toulousains pour une fois en réussite avec Toby Flood et Jean-Marc Doussain à 100 %, et une illumination en fin de mi-temps consécutive à l’inspiration du sus-dit Jean-Marc qui donne un petit coup de pied par-dessus de ses 22 mètres, l’action est poursuivie par Sébastien Bézy qui sert en deux contre un Arthur Bonneval, l’occasion pour ce dernier de montrer sa pointe de vitesse.

Le second acte est crispant, les Toulousains ne parviennent pas à sortir proprement de leur camp, si ce n’est à l’occasion d’une charge tonitruante de Gillian Galan malheureusement gâchée par une faute dans le ruck qui suit.

Le score peu à peu se resserre jusqu’à basculer, aucun point n’étant inscrit par les Toulousains, non par manque de finition, pour une fois, mais par manque d’occasions de le faire !

Défaite bien malencontreuse, donc, mais comme il vaut mieux en rire puisqu’il ne s’agit que de sport, après tout, quelques répliques de la bande du Splendid me reviennent en mémoire. Comment ne pas faire le parallèle entre le "planter de bâton" et le "lancer de ballon", qui continue à nous jouer quelques tours… « flexion, extension, lancer du ballon ; flexion, extension, lancer du ballon ; flexion, extension, lancer du ballon ; Monsieur Mauvaka, le lancer de ballon ne va pas du tout, ».

Et comme la fin est indécise, vous ne m’en voudrez pas de penser à la fameuse... « je ne vous jette pas la patte Pato*… mais j’étais à deux doigts de m’agacer ! » ou, le coup de sifflet final donné : « Oh, c’est une bûche ! Non, c’est kloug. » ou encore de murmurer comme Michel Blanc : « Bon encore deux défaites et je nous considère comme définitivement perdus… ».

Quittant le stade un peu dépité, je tombe nez à nez (situation peu ordinaire pour L’ŒIL…) avec un colosse local qui me toise, ironique, limite dédaigneux. Je m’adresse illico à lui et lui jette : « je ne sais pas ce qui me retiens de te casser la gueule. » - « La trouille peut être ? » - « oui, ça doit être ça. Bon, Allez, on rentre ».

Et pour finir la soirée, notre troisième mi-temps nous amène dans un super restaurant local, où l’on peut déguster à volonté de délicieuses préparations plus où moins asiatiques. « C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans fin ».        

Et la suite ? Eh bien en sport les retournements impossibles n’existent pas. J’ai même ouï dire que quelques Catalans l’auraient récemment expérimenté…              

Signé L’ŒIL

* Pato en fait les frais parce que je n’ai pas trouvé de Pierre à mon goût.