L’engagement des joueurs est total, preuve en est la domination toulousaine sur les phases statiques comme la mêlée où la puissance affichée est intéressante face à un pack pourtant renommé pour cet exercice. Dans le jeu aussi, il y a de l’envie. Les phases de jeu sont souvent attrayantes pour le spectateur et n’ont que le défaut de ne pas alimenter le tableau d’affichage !

Une faute de mains par ci… deux renvois directs en touche par là… une passe après contact trop aléatoire tentée et le ballon revient à l’adversaire… une touche aux cinq mètres en début de second acte, (qui pouvait fort bien conduire à une égalisation) égarée pour un défaut apparent de synchronisation…

A ce niveau, ces petites imperfections suffisent à vous faire douter et rien n’est pire que le doute.

Mais ce qui coûte le plus cher, ce sont ces cadeaux offerts aux héraultais sous la forme de deux essais. Deux essais à zéro passe pour le premier (si l’on exclut la passe toulousaine interceptée dans les vingt mètres…), à une passe pour le second, passe en cloche derrière un ruck qui parvient dans les mains d’Yvan Reilhac libre de tout marquage et qui n’a plus qu’à trottiner en but ! D’où le titre de la rubrique ci-dessus.

Le tout creuse un écart rédhibitoire vous écartant même du bonus défensif.

Les Toulousains pourtant, par Census Johnston d’abord qui entré au second acte fait parler sa puissance pour finir sous les poteaux, par Alexis Palisson, ensuite, qui sur son aile est le premier sur la passe parfaitement ajustée du pied par Luke Mc Alister (qui n’a pas perdu sa « vista ») restent dans la partie.

Pas assez, toutefois, pour quérir le moindre point dans la course aux qualifications qui s’engage.

Et le vieux supporter qu’est L’OEIL, voyez comme on peut être égoïste quand même, y voit presque un attrait supplémentaire ! Il va retrouver lors des prochaines rencontres ce parfum oublié des seizièmes, huitièmes de finale (et plus si affinités) de sa jeunesse, car chaque match sera peu ou prou éliminatoire. Ce temps où le Stade Toulousain n’était généralement pas favori, face aux grands clubs qu’étaient Lourdes, Agen, Narbonne, Biarritz, la Voulte et n’oublions pas Béziers ! Et c’est dans ces circonstances que les joies de la victoire sont les plus consistantes.

Alors plutôt que de verser dans la sinistrose, pour clore cette soirée décevante, il se rend avec ses congénères tout aussi marris que lui au petit restaurant du coin retenu pour la circonstance qui se charge, par ses succulentes préparations, de faire passer le goût amer de la soirée. Et il y réussit !  

Signé L’ŒIL

 

1 - seindrome : Vous aurez compris que la faute d’orthographe commise ici est intentionnelle parce que vous me connaissez maintenant. Non ?

2 - Mais non pas Elissalde ! POQUELIN ! Enfin !!