Clermont 35 - Stade Toulousain 5
Par L'OEIL le dimanche 4 mars 2012, 13:38 - Ce qu'a vu L'OEIL - Lien permanent
Les Toulousains, crevés, l’ont vite compris, ils n’ont jamais trouvé la rustine ! Heureusement pour les supporters, ils avaient mis toute leur foi dans la truffade, ce plat local à base de tome fraiche de Cantal accompagné d’une chiffonnade de jambon, plat prisé des gourmets de l’Amicale et bien capable de les regonfler pour le reste de la saison.
Ne comptez pas
sur moi pour chercher des excuses dans les absences individuelles de quelques
uns, les deux équipes étant également
atteintes. Non, l’absence qui pèse le
plus à mon sens aujourd’hui chez les Toulousains, c’est l’absence d’âme.
Ne comptez pas non plus que je jette la moindre pierre à quiconque et notamment pas aux jeunes pousses qui ne s’en sortent pas individuellement si mal. Certes dominés en mêlée et contraints à de multiples fautes, ils constatent que le score enfle rapidement. Mais le cœur mis à l’ouvrage sur les phases défensives est aussi à souligner et les Johnson Falefa et Christopher Tolofua ne sont pas les derniers dans ce domaine.
C’est même le plus novice de tous, à l’issue de la seule offensive marquante du premier acte amenée par une interception de Yves Donguy qui inscrit sur son aile les seuls points de son équipe, le tout avec un nom prédestiné : Impérial. Cet Aurélien là sera, quoi qu’il arrive, le seul à conserver de ce match un souvenir impéri…ssable marquant à la fois sa première titularisation et le premier essai de sa carrière chez les « grands ».
Allez, je vous vois venir, vous attendez un couplet sur l’arbitrage qui pourrait expliquer le résultat. Vous allez devoir aussi vous en passer. Avec une mêlée dominée, une touche déficiente, des phases de ruck où les Auvergnats conquièrent de nombreuses munitions et donc quasiment sans ballon il est impossible de faire longtemps illusion. Un ballon récupéré par ci, un autre grappillé par là ne suffisent pas pour mettre à mal l’adversaire. Dominés territorialement les fautes sont commises à portée de canon d’un David Skréla en réussite. Il n’en faut pas plus pour plier bien vite toute illusion.
Quant à l’âme, donc, si elle a joué l’Arlésienne en Auvergne, je suis prêt à parier qu’elle sera de la partie la semaine prochaine lorsqu’il faudra, à domicile, s’affranchir d’une équipe castraise dont personne ne songe à sous-estimer la valeur.
