Tout d’abord, n’oublions pas que nous recevions ce jour le leader du championnat. Ce titre n’est pas usurpé, preuve en est faite s’il en était besoin. Ensuite, pour que le leader s’affirme, il a besoin comme toutes les équipes de posséder le ballon et le second constat est que les ballons qu’il n’avait pas, ce sont les Toulousains qui les lui ont donnés !

J’ignore si les innombrables ballons rendus au pied étaient une parfaite réussite d’un choix tactique malencontreux ou le fruit de la réalisation foireuse d’un choix tactique intelligent…, toujours est-il que le fait d’offrir avec constance un ballon haut à Levani Botia avec les 20 mètres d’élan qu’il adore pour amorcer ses charges destinées à meurtrir l’adversaire dans le meilleur des cas voire le blesser (Alexis Palisson pourra vous en parler), n’est pas le meilleur choix ! *

Autre facette : la réussite des buteurs, n’est pas favorable. Tandis que les trajectoires de Zack Holmes (bien applaudi lors de sa sortie en signe de bienvenue…) sont impeccables, Sébastien Bézy, lui (que je serai le dernier à critiquer pour cela) manque de réussite sur une transformation en moyenne position et trouve le poteau sur une pénalité pourtant dans ses cordes. Et voila encore une de ces bizarreries de la langue française : c’est en ratant des coups dans ses cordes que Sébastien a mis les siens dans les cordes !

Je ne vais pas vous conter la rencontre en détail, j’en retiendrai l’âpreté du combat. Trois des quatre essais marqués sont des groupés pénétrants, phase de jeu devenue primordiale dans le rugby moderne, mais peu enthousiasmante en terme de spectacle ! Le quatrième est consécutif à une nième perte de balle toulousaine sur un lancer en touche à dix mètres qui permet aux Maritimes de trouver un décalage sur l’aile.

L’entrée en jeu de la jeune génération a bien remis un peu d’espoir dans le camp toulousain, progressant dans l’axe, mètre par mètre et conduisant à l’essai en force de Josefa Tekori, mais c’est trop peu, car rapidement annulé par la bévue citée plus haut.

La fin du match est haletante, avec six points de retard mais réduits à quatorze après la blessure de Grégory Lamboley fraîchement entré en jeu, les Toulousains ne trouvent pas les ressources nécessaires pour conclure et inverser le résultat. Reste à inverser la tendance lors des prochaines rencontres et ce ne sera pas chose facile. Je hais les choses faciles.    

Signé L’ŒIL

* C'est un match à 3 commotions cérébrales et une fracture. Les instances médicales seraient inspirées de donner leur avis sur l'évolution de ce sport renommé pour former la jeunesse à certaines valeurs mais auquel de plus en plus de parents hésitent à soumettre leur progéniture... et on les comprend !