Tout d’abord un portrait de Lionel Beauxis.  Même si son premier drop fait plutôt flop, tout en décontraction apparente au moins, il transforme tour à tour les occasions que lui procure l’engagement exemplaire de ses équipiers. Les choses débutent bien, donc, puisqu’à la fin du premier quart-temps le score de 9 à 0 pour le Stade Toulousain s’affiche au tableau  de marque.

C’est ensuite Monsieur Cardona qui s’illustre une première fois en sanctionnant Jean-Marc Doussain pour avoir empêché la sortie du ballon pourtant parfaitement sur ses appuis. Dix minutes de repos pour lui, trois points pour l’excellent Pierre Bernard, nous en verrons d’autres disent les sages. Et les sages ont toujours raison : ils en verront d’autres en effet !

Le premier essai de la rencontre survient lorsque sur un ballon perdu à quelques mètres de l’en-but béglais, Metuisela Talebula pousse au pied par deux fois pour lui-même avant de trouver en la personne de la protection de mousse au pied du poteau le partenaire miraculeux qui lui remet le ballon dans les bras !

L’entracte survient ainsi après une nouvelle réussite de Lionel Beauxis sur le score de 16 à 12 pour les locaux.   

Une fois déglutis les sucs de citron, sitôt revenu sur le pré, c’est Luke Mc Alister cette fois, qui s’approprie trois points à la suite d’une nouvelle faute béglaise en mêlée. Mais pour donner raison aux sages, Monsieur Cardona se laisse aussitôt abuser par une coquinerie d’un joueur local qui suivant sa chandelle, va percuter sciemment un joueur du champ pour profiter d’une imaginaire obstruction. Trois points de plus qui ne changeront peut être pas non plus la face du monde.

Toujours menés au score, les Toulousains se montrent plus actifs, mais une nouvelle fois un drop passe de peu à côté des poteaux. Pierre Bernard quant à lui, continue de convertir toutes ses occasions tandis que Luke Mc Alister en fait de même. Mais les Toulousains par maladresse ou par indiscipline ne parviennent pas à inverser vraiment la tendance.

Les occasions gâchées s’accumulent même, tel ce ballon arraché à Louis Picamoles sur une touche à dix mètres, cet oubli du nouveau venu Hosea Gear qui joue seul un décalage à trois contre un ! Ou cette maladresse de Maxime Médard qui relâche un ballon offert du pied par Luke Mc Alister quasiment sur la ligne d’essai.

C’est une erreur tactique de cadet (décision de jouer rapidement  dans ses propres 22 alors que l’on mène au score), qui offre un ballon de contre aux Toulousains, exploité illico par Florian Fritz qui délivre un petit coup de pied à suivre. Il ne reste plus qu’à oser agir pour marquer en coin, et c’est Hosea Gear qui s’y colle. (Je sais, le mot était facile, je vous promets de ne plus recommencer).

Quelques pénalités plus tard transformées par Pierre Bernard, arrive l’ultime minute. Avec six points de retard, la pénalité toulousaine est tapée en touche avec l’assentiment de M. Cardona. L’arbitre de touche marque le point de remise en jeu, mais sonne à cet instant la sirène, et M. Cardona, distrait sans doute ou soucieux de satisfaire les sages, ordonne la fin du match !  

Un de perdu donc (de match), un de gagné (de bonus), seul l’avenir dira si comme pour Monsieur Hulot, rien de vraiment important ne s’est passé !?

Signé : L’ŒIL

* d’autres ont un fan club lui n’en a qu’un (fan) et il y tient.