Le premier signe de vie saute aux yeux lorsque Gillian Galan conclut après une mêlée où les Toulousains atomisent leurs adversaires. Mais l’Agenais est rétif, il réplique bientôt en bout de ligne d’une belle réalisation, ma foi, de Semici Telefoni.

Reste à prouver qu’il ne s’agit pas d’artefact ! Ces molécules carbonées n’ont-elles pas été importées par mégarde lors de la phase d’approche de la planète ?

Tous les doutes sont levés lorsque l’électron libre, j’ai nommé Vincent Clerc, récupère un superbe ballon délivré par le major : Luke Mc Alister. Après de multiples percussions des avants, signes caractéristiques d’une forme de vie primitive mais néanmoins virulente avec en fer de lance les Census Johnson et Vasil Kakovin (deux organismes déjà fort bien développés), le major a la bonne inspiration et permet à l’électron de s’exprimer.

Le doute n’est plus permis. Et dire qu’il y a peu, quelques observateurs, les yeux  accrochés à leurs paires de jumelle juraient que tout était stérile sur cette planète au prétexte que certaines phases étaient simulées !

Même monsieur Cloute, soucieux sans doute de prouver que lui aussi est bien vivant, expulse tour à tour un protagoniste de chaque camp, ce qui ne change rien.

Et, comme pour convaincre les derniers sceptiques, le major réitère son expérience de variation du jeu, cette fois à l’adresse de Timoci Matanavou qui saisit la sonde au milieu de pauvres Agenais bien vivants, rassurez vous, mais médusés.

La seconde partie de la mission ne fait que confirmer les premiers indices, les signes de vie sur Wallon surgissent de toute part. C’est d’abord deux autres organismes qui démontrent toute leur vitalité en la personne de Jean-Baptiste Poux et Gurthro Steenkamp. Quant à l’autre petit (enfin pas si petit quand même) nouveau, Gaël Fickou, il profite de l’expérience du major pour inscrire lui aussi, au terme d’un double contre-pied, son nom au palmarès des marqueurs toulousains. 

La vie explose alors de toute part, bonus en poche, l’esprit serein, les Toulousains en une sorte de danse frénétique jouent une ronde incessante autour de leurs adversaires.  Valeureux mais épuisés, réduits de plus à quatorze sur une décision juste mais peut être inappropriée, ces derniers sont contraints d’observer tour à tour Louis Picamoles puis Edwin Maka affalés derrière leur ligne de but. Vincent Clerc lui aussi, s’octroie une seconde réalisation personnelle offrant ainsi du bord de touche à Lionel Beauxis l’occasion de prouver que ses échecs répétés de la semaine passée n’étaient qu’accidents, comme il le fait aussi lors de la transformation du dernier essai œuvre de Gary Botha, toujours du bord de touche, mais côté opposé.

L’essai de Belisario Agulla en fin de rencontre ne change rien à l’affaire, il ne sauve pas l’honneur puisque celle–ci n’était pas en danger tant les Agenais sur le terrain ont tout donné, sans fermer le jeu, sans tricher, sans mentir. Ils s’inclinent devant la loi universelle de na nature qui veut que ne subsiste que le plus fort. Et aujourd’hui, le plus fort a gagné. Nous leur souhaitons de garder à l’esprit cette autre vérité immuable : « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ». Mais c’est aussi le rugby qui a gagné, preuve une nouvelle fois que les absents ont toujours tort…

Signé L’ŒIL