A ces amis de la Bronca 2003, adorables voyous qui ne feraient pas de mal à une mouche, sauf peut être si par inadvertance ils ne leur soufflaient en plein vol une haleine aux accents anisés, nous redisons un grand merci pour leur accueil. Le rugby, c’est cela aussi. 

Mais c’est aussi ce que nous sommes venus consommer sur le pré d’Aimé Giral inondé de soleil et ceint de sang et d’or en assistant à cette rencontre des deux derniers champions de France. Le combat dès les premiers instants est viril, l’engagement total. Personne ne veut céder le moindre arpent de terre. A ce jeu les défenseurs prennent le pas sur les attaquants, au prix parfois de quelques fautes que Nicolas Laharrague (dans un silence de cathédrale) et Jean-Baptiste Elissalde (sous les sifflets admirateurs) ne se passent pas de convertir alternativement. Les Catalans parviennent à dominer territorialement et se créent quelques occasions comme ce débordement terminé sur le poteau de coin ou cette échappée stoppée en plein vol pour un en-avant bien regrettable. Les Toulousains de leur côté serrent leur défense et leurs dents pour parvenir à la pause sur un score d’égalité. 

Le second acte débute comme le premier par un échange de pénalités entre les deux buteurs. Le Stade Toulousain montre de belles choses et notamment se procure par Vincent Clerc une belle opportunité d’essai faisant d’ailleurs à cette occasion apprécier  aux connaisseurs la pointe de vitesse remarquable du pilier local Perry Freshwater.  

Le score évolue doucement sans que jamais un écart de plus de trois points de soit enregistré. Bizarrement, c’est au moment où la mêlée Rouge et Noire prend la mesure de sa rivale et commence à la punir que survient le petit hic qui fait basculer la rencontre. Joffrey Michel hérite d’un don du ciel…, sert Julien Candelon qui fixe la défense et délivre un ballon parfait à Maxime Mermoz qui s’arrache sur trente mètres des griffes de Vincent Clerc et Byron Kelleher. Un exploit qui donne le match à l’USAP. Bravo à Maxime et… à l’école toulousaine ! (on peut bien être un tout petit peu chauvin tout de même !)

Les Rouge et Noir trouvent malgré tout la force en fin de rencontre, de revenir à deux encablures de leur vainqueur et le peuple catalan accueille comme une libération le coup de sifflet final de Monsieur Poite, conscient sans doute que ce match serré eût pu trouver une autre issue. 

Les Toulousains pour leur part n’ont pas à rougir de leur prestation, ils reviennent de cette terre où l’on sait combien l’exploit est difficile, dotés d’un bonus défensif pour calmer leur amertume, mais peut être pas pour effacer tous leurs regrets. 

Nous regrettons surtout la sortie sur blessure de Clément Poitrenaud, blessé à la main, qui sera absent quelques semaines. La suite mercredi avec un match de semaine contre l’Aviron Bayonnais, programmation bien peu respectueuse des joueurs et de leurs efforts, mais ceci est une autre histoire !

 

Signé L’OEIL